Le CETA mode d'emploi (Regard sur le monde)

Article de Lyna Slaouti, terminale S, novembre 2016.

Depuis quelques semaines un mot revient fréquemment dans la presse : Le CETA ou l’AEGC .

C’est un traité commercial entre l’Europe et le Canada qui résulte de négociations entreprises par les deux pôles depuis 2009. Ce traité, de 2344 pages tout de même, a pour but d’éliminer tout ce qui peut être un obstacle aux échanges commerciaux. Il a été adopté par les 28 pays de l’Union.

 «  Il réduira la quasi-totalité – près de 99% - des barrières d'importations »  selon le site Toutel’Europe.eu, ou encore « Il supprimera les droits de douane, mettra fin aux restrictions en matière d'accès aux marchés publics »  d’après la commission Européenne.

         Ainsi, nous serons plus aptes à échanger avec nos amis les Canadiens. N’est-ce pas formidable ?

Oui mais, voilà, ce traité suscite débat, et la signature de l’accord a été plus compliquée que prévu car le président de la Wallonie s’y est opposé, un certain temps du moins.

         Que disent alors les opposants ?

Certains craignent de voir  à travers cet accord l’ALENA l’équivalent du CETA, mais entre l’Amérique et le Canada. En effet, l’ALENA, après bilan n’a pas apporté la prospérité attendue « Non seulement l’Alena a diminué le nombre des emplois aux Etats-Unis, mais il a aussi affecté leur qualité »  a déclaré le MondeDiplomatique.

         Ensuite, qui dit baisse des taxes douanières et augmentation  des libres échanges dit aussi nouveaux produits sur  le marché.  L’Europe devra-t-elle craindre alors cette nouvelle concurrence ?

         Enfin, le point le plus controversé reste les tribunaux d’arbitrages qui appliquent le principe suivant : une entreprise peut attaquer en justice un Etat si une loi peut entraver ses profits de manière considérable. La France n’a connu qu’un seul cas de la sorte, mais plus de 40 entreprises françaises ont déjà entamé ces procédures contre des états étrangers. Ainsi, ses opposants voient en le CETA, qui ouvre l’Europe à de nouvelles entreprises canadiennes, un «  danger pour  la démocratie »

         Bien entendu l’accord est constitué de 2344 pages tout de même, nous ne savons pas  tout ce qu’il contient.

Le mieux est alors d’attendre car seul le temps pourra répondre à nos questions.

 

 

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